Une douleur dans la nuque qui descend dans l’épaule puis dans le bras.
Des fourmillements dans la main.
Une sensation de brûlure, d’électricité ou parfois même un engourdissement de certains doigts.
Ces symptômes sont souvent inquiétants lorsqu’ils apparaissent pour la première fois.
Ils peuvent correspondre à ce que l’on appelle une névralgie cervico-brachiale, parfois décrite comme une sorte de « sciatique du bras ».
La douleur ne vient alors pas nécessairement du bras lui-même. Son origine peut se situer beaucoup plus haut, au niveau du cou, lorsqu’une structure cervicale irrite une racine nerveuse.
Mais pourquoi cette irritation apparaît-elle ? Une hernie discale est-elle forcément responsable ? Faut-il systématiquement passer une IRM ? Et surtout, quelles solutions existent lorsque la douleur persiste ?
Voyons comment comprendre cette douleur et quelle place peut avoir la chiropraxie dans sa prise en charge.
Qu’est-ce qu’une névralgie cervico-brachiale ?
Notre colonne cervicale est composée de sept vertèbres.
Entre ces vertèbres sortent différents nerfs qui vont ensuite se diriger vers l’épaule, le bras, l’avant-bras et la main.
Lorsqu’une de ces racines nerveuses est irritée ou comprimée, la douleur peut donc être ressentie à distance de la colonne cervicale.
C’est pour cette raison qu’un problème situé dans le cou peut provoquer :
- une douleur dans l’omoplate ;
- une douleur dans l’épaule ;
- une douleur descendant dans le bras ;
- des fourmillements dans l’avant-bras ou la main ;
- des sensations électriques ;
- un engourdissement de certains doigts ;
- parfois une diminution de force.
La localisation des symptômes varie selon le nerf concerné.
Certains patients ressentiront principalement une douleur cervicale.
Chez d’autres, paradoxalement, le cou sera peu douloureux alors que le bras sera particulièrement sensible.
Pourquoi le nerf devient-il douloureux ?
La première idée qui vient souvent à l’esprit est celle de la hernie discale.
Elle peut effectivement être responsable d’une irritation nerveuse cervicale.
Mais elle n’est pas la seule explication possible.
Plusieurs phénomènes peuvent contribuer à l’apparition des symptômes.
Une perte de mobilité cervicale
Notre cou est conçu pour bouger.
Nous devons pouvoir tourner la tête, regarder vers le haut, vers le bas et incliner le cou sans difficulté particulière.
Lorsque certaines articulations cervicales perdent une partie de leur mobilité, les contraintes peuvent se reporter sur les régions voisines.
Progressivement, les muscles se contractent, les mouvements deviennent moins naturels et certaines structures peuvent devenir irritables.
Une posture prolongée devant les écrans
Aujourd’hui, beaucoup de patients passent plusieurs heures par jour devant un ordinateur ou un téléphone.
La tête se retrouve progressivement projetée vers l’avant.
Les muscles cervicaux et ceux situés entre les épaules doivent alors travailler davantage pour maintenir cette position.
Une posture n’est pas nécessairement « mauvaise » en elle-même.
C’est surtout le temps passé sans bouger et la répétition des mêmes contraintes qui peuvent devenir problématiques.
Après plusieurs heures, les tensions cervicales augmentent et certaines douleurs peuvent apparaître.
Une hernie ou une protrusion discale cervicale
Les disques sont situés entre les vertèbres.
Ils participent notamment à l’amortissement et à la mobilité de la colonne vertébrale.
Lorsqu’un disque se déforme ou fait saillie, il peut parfois entrer en conflit avec une racine nerveuse.
Cela peut provoquer une douleur descendant dans le bras accompagnée ou non de fourmillements.
La présence d’une hernie sur une IRM ne signifie néanmoins pas automatiquement qu’elle explique tous les symptômes.
L’imagerie doit toujours être mise en relation avec l’examen clinique.
L’arthrose cervicale
Avec le temps, les articulations et les disques cervicaux évoluent.
Ces modifications peuvent réduire l’espace disponible autour de certaines racines nerveuses.
Cela explique pourquoi les névralgies cervico-brachiales peuvent également apparaître progressivement, sans événement déclencheur précis.
Comment différencier une névralgie cervico-brachiale d’une douleur d’épaule ?
La confusion est fréquente.
Un patient ressent une douleur dans l’épaule et pense logiquement que le problème vient de l’articulation de l’épaule.
Pourtant, une douleur provenant du cou peut parfaitement être ressentie à cet endroit.
Inversement, certaines pathologies de l’épaule peuvent donner des douleurs jusque dans le bras.
L’examen clinique est donc particulièrement important.
Nous observons notamment :
- les mouvements du cou ;
- la mobilité de l’épaule ;
- la localisation exacte de la douleur ;
- les mouvements qui aggravent ou diminuent les symptômes ;
- la sensibilité du bras et de la main ;
- la force musculaire ;
- certains réflexes neurologiques lorsque cela est nécessaire.
L’objectif est de déterminer si les symptômes sont principalement d’origine cervicale, articulaire, musculaire ou neurologique.
Faut-il obligatoirement réaliser une IRM ?
Pas systématiquement.
Dans de nombreuses douleurs cervicales ou cervico-brachiales, l’examen clinique apporte déjà beaucoup d’informations.
L’imagerie devient en revanche particulièrement intéressante lorsque les symptômes sont importants, atypiques, persistants ou accompagnés de signes neurologiques.
Elle peut également être demandée lorsqu’une évolution inhabituelle nécessite de rechercher une cause précise.
L’IRM ne doit donc pas remplacer l’examen clinique.
Elle vient le compléter lorsque cela est nécessaire.
Quand faut-il consulter rapidement un médecin ?
Toutes les douleurs descendant dans le bras ne relèvent pas uniquement d’un problème mécanique.
Certains signes nécessitent une évaluation médicale rapide.
Il faut notamment être vigilant en présence :
- d’une perte de force importante ou qui s’aggrave ;
- d’une maladresse inhabituelle des mains ;
- de troubles de l’équilibre ou de la marche ;
- de symptômes apparaissant brutalement après un traumatisme important ;
- de fièvre ou d’une altération importante de l’état général ;
- d’une douleur thoracique, d’un essoufflement ou de symptômes pouvant évoquer une origine cardiovasculaire.
Le rôle du chiropracteur est également d’identifier les situations qui ne relèvent pas de sa prise en charge et d’orienter le patient lorsque cela est nécessaire.
Quelle approche en chiropraxie ?
Lors d’une consultation pour une douleur cervicale irradiant dans le bras, l’objectif n’est pas simplement de « faire craquer le cou ».
La première étape consiste à comprendre pourquoi les symptômes sont apparus.
Un bilan permettra notamment d’étudier la mobilité cervicale mais également les épaules, la région dorsale et la posture générale.
En fonction de la situation, la prise en charge chiropratique peut associer plusieurs approches.
Restaurer une mobilité cervicale confortable
Certaines zones cervicales peuvent présenter une mobilité diminuée ou douloureuse.
Des techniques manuelles adaptées peuvent être utilisées pour améliorer progressivement cette mobilité.
Toutes les techniques ne sont pas adaptées à tous les patients.
Le choix dépend de l’âge, des symptômes, des antécédents et des résultats de l’examen.
Travailler également la région dorsale
Le cou ne fonctionne pas indépendamment du reste de la colonne vertébrale.
Lorsque la région dorsale manque de mobilité, le rachis cervical peut être amené à compenser.
Il est donc fréquent d’évaluer également la mobilité du haut du dos et des épaules.
Réduire certaines tensions musculaires
Les muscles cervicaux, les trapèzes et les muscles situés autour des omoplates peuvent devenir très contractés lorsque le cou est douloureux.
Un travail manuel et des exercices adaptés peuvent contribuer à retrouver progressivement des mouvements plus confortables.
Modifier certaines habitudes
Lorsque la douleur revient régulièrement, il est important de comprendre ce qui l’entretient.
La position devant l’ordinateur, le téléphone, certaines positions de sommeil ou simplement le manque de mouvement pendant la journée peuvent jouer un rôle.
Le but n’est pas de rechercher une posture parfaite.
Il est généralement beaucoup plus utile d’alterner régulièrement les positions et de remettre du mouvement dans la journée.
Dois-je arrêter complètement de bouger lorsque le nerf est irrité ?
C’est souvent le premier réflexe : moins bouger pour éviter la douleur.
Une courte période d’adaptation peut évidemment être nécessaire lorsque les symptômes sont très intenses.
Mais une immobilisation prolongée n’est généralement pas souhaitable.
Le mouvement doit simplement être adapté.
Certains mouvements pourront être momentanément évités alors que d’autres seront au contraire encouragés.
L’objectif est de retrouver progressivement confiance dans les mouvements du cou et du bras sans constamment provoquer les symptômes.
Combien de temps faut-il pour qu’une névralgie cervico-brachiale disparaisse ?
Il n’existe pas une durée identique pour tous les patients.
L’évolution dépend notamment de l’origine de l’irritation, de son ancienneté, de l’intensité des symptômes et de la présence ou non de signes neurologiques.
Une douleur récente n’est pas prise en charge de la même manière qu’une gêne présente depuis plusieurs mois.
C’est pourquoi le bilan initial est essentiel.
Il permet d’établir une stratégie adaptée plutôt que d’appliquer le même traitement à tous les patients.
Douleur du cou et du bras : ne vous contentez pas de regarder uniquement l’endroit où vous avez mal
Une douleur dans le bras peut trouver son origine dans l’épaule.
Mais elle peut également provenir du rachis cervical et d’une irritation nerveuse.
Lorsque la douleur descend du cou vers l’épaule et le bras, surtout si elle s’accompagne de fourmillements ou d’engourdissements, une évaluation précise est donc importante.
Au cabinet Équilibre à Levallois-Perret, nous recherchons les différents facteurs mécaniques pouvant participer à vos symptômes afin de déterminer si une prise en charge chiropratique est adaptée à votre situation.
Le cabinet accueille des patients de Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine, Courbevoie, Clichy et Paris 17.
Si vous souffrez de douleurs cervicales, d’une douleur irradiant dans le bras ou de fourmillements dans la main, un bilan permettra d’en rechercher l’origine et de vous proposer une prise en charge adaptée.

